Informations sur la rétrognathie ou « dents en avant »

image retrognathieLorsque les dents du haut sont trop en avant, que le menton est fuyant et que la mâchoire du bas est trop en arrière, on parle alors de rétrognathie ou encore d’occlusion de classe II. En réalité, on peut considérer que le plus souvent se sont les dents et/ou la mâchoire du bas (la mandibule) qui sont trop en arrière. Souvent d’origine familiale, la rétrognathie peut aussi être provoquée par de mauvaises habitudes comme la succion du pouce.

Pourquoi parle-t-on de rétrognathie ?

On parle de rétrognathie car par rapport à la mâchoire du haut, la mâchoire du bas (mandibule) est en arrière ce qui donne un menton reculé ou en retrait. Elle est due à un problème de croissance squelettique parfois avec un caractère familial mais elle peut aussi être provoquée voire accentuée par de mauvaises habitudes comme la succion du pouce.

Les conséquences de la rétrognathie

Les conséquences de la rétrognathie sont nombreuses : difficultés d’élocution (« cheveux sur la langue »), douleurs ou craquements anormaux lors de la mastication ou du bâillement au niveau des articulations de la mâchoire, troubles dentaires et parodontaux (caries, gingivites, …). Le sourire est moins esthétique, jusqu’à déséquilibrer l’harmonie du visage dans les formes importantes (profil avec menton fuyant, très en recul).

Comment traiter la rétrognathie ?

Lorsque la rétrognathie est détectée chez le jeune enfant, un traitement en deux phases est prescrit par l’orthodontiste. Il permet de corriger la direction de croissance. Un traitement orthodontique en deux temps limite le risque d’avoir recours à une chirurgie en fin de croissance.

Chez l’adulte, dans les cas les plus sévères, quand le décalage est majeur, un protocole orthodontico-chirurgical (association orthodontie et chirurgie) peut être nécessaire.

Grace aux nouvelles techniques d’orthodontie, le traitement est facilité. Il n’est plus nécessaire de porter des « casques » externes  et il est très rare d’extraire des dents. Les appareils sont plus rapides et discrets que par le passé.

En effet, le Docteur ASSELBORN orthodontiste à Lyon et Villeurbanne utilise souvent une mécanique de classe II qui a été mise au point dans les années 1990 par son prédécesseur le Docteur Jean-Jacques AKNIN. Il s’agit de la thérapeutique DAC® qui, à l’aide d’élastiques portés entre la mâchoire du haut et celle du bas, active les mouvements squelettiques et dentaires tout en profitant de la croissance. Cette mécanique demande une bonne coopération de la part du patient, mais le résultat est excellent.

Que se passe-t-il si on ne traite pas une rétrognathie ?

Les conséquences de la rétrognathie sont nombreuses car les deux mâchoires ne s’emboîtent pas correctement.

  • Le décalage des deux mâchoires entraîne de mauvais contacts dentaires l’arcade du haut et l’arcade du bas amenant une usure prématurée, des caries et des déchaussements.
  • Lorsque les incisives inférieures sont complètement recouvertes par les incisives supérieures et qu’elles viennent buter contre le collet des incisives maxillaire et/ou le palais, cela provoque une morsure palatine qui est souvent à l’origine de blessures de la muqueuse et/ou d’usure prématurée des dents.
  • En cas de chute ou d’accident, le risque de fracture et/ou d’expulsion dentaire est accru car les dents supérieures étant souvent très en avant elles sont « en première ligne ».
  • Ce décalage entraîne aussi une mauvaise position de l’articulation de la mâchoire. Des craquements anormaux ou des douleurs peuvent alors apparaître lors de la mastication ou d’un bâillement un peu trop prononcé.
  • Sans parler de l’esthétique du profil et du sourire qui s’en trouvent perturbés.

Les problèmes résultants d’un surplomb excessif peuvent apparaître très tôt. C’est pour cela qu’il est recommandé de consulter un orthodontiste à Lyon Villeurbanne dès le plus jeune âge. En effet, même s’il est parfois trop tôt pour débuter un traitement orthodontique, celui-ci vous sera proposé au moment opportun pour profiter au mieux de la croissance de votre enfant. En effet, celle-ci favorise les effets du traitement et évite bien souvent de recourir à des protocoles orthodontico-chirurgicaux que l’on retrouve fréquemment dans les cas les plus graves chez l’adulte.

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